Stress aigu vs Stress chronique : quelles sont les différences ?
I- Le stress: à quoi sert- il ?
Il s’agit avant tout d’un mécanisme d’adaptation.
Face à une menace, un défi ou une situation exigeante, le cerveau active la sécrétion d’hormones spécifiques :
- l’adrénaline et la noradrénaline
- le cortisol.
Cette réaction prépare l’organisme à fuir un danger, à combattre et à mobiliser rapidement ses ressources cognitives et physiques.
II- Le stress aigu : une réaction utile et généralement bénéfique.
Le stress aigu est une réponse ponctuelle, déclenchée par un événement identifiable :
- un examen ;
- un entretien d’embauche ;
- une prise de parole en public ;
- un accident ;
- une compétition sportive …
En quelques secondes :
- le rythme cardiaque s’accélère ;
- le niveau de vigilance augmente ;
- la respiration est plus rapide ;
- les réserves de glucose sont libérées pour fournir de l’énergie ;
- l’attention se concentre sur le problème.
Le stress aigu a une fonction adaptative en améliorant temporairement les performances, en augmentant la motivation, en accélérant les temps de réaction et en favorisant la survie face à un danger.
Une fois la menace passée, l’organisme revient normalement à son équilibre (baisse de l’adrénaline et du cortisol).
Les conséquences possibles à court terme sur l’organisme sont :
- des palpitations ;
- l’augmentation de la transpiration ;
- une anxiété passagère ;
- une tension musculaire ;
- des troubles du sommeil transitoires.
Ces symptômes disparaissent généralement lorsque l’événement déclencheur est terminé.
III – Le stress chronique.
Le stress chronique apparaît lorsque les facteurs de stress persistent dans le temps.
Par exemple :
- une surcharge de travail importante ;
- des difficultés financières ;
- un conflit familial permanent ;
- un harcèlement ;
- une maladie chronique …
Le problème n’est plus l’intensité de stress mais sa durée.
L’organisme reste dans un état d’activation quasi permanent :
- taux de cortisol élevé ;
- hypervigilance ;
- récupération insuffisante ;
- fatigue physiologique.
Le système conçu pour gérer une urgence temporaire est alors sollicité en permanence.
IV- Les impacts du stress chronique sur la santé.
1- Sur la santé cardiovasculaire, il y a un risque :
- d’ hypertension artérielle ;
- d’ augmentation des risques coronariens ;
- de troubles du rythme cardiaque ;
- d’infarctus du myocarde.
2- Sur la santé mentale, les effets les plus fréquents sont :
- une anxiété persistante ;
- une irritabilité plus fréquente ;
- un épuisement émotionnel ;
- des troubles de la concentration ;
- un état dépressif ;
- un burn-out.
3- Sur le sommeil, le taux de cortisol élevé perturbe souvent :
- l’endormissement ;
- le sommeil profond ;
- la récupération mentale.
4- Sur le système immunitaire, un stress prolongé peut :
- diminuer les défenses immunitaires ;
- augmenter la susceptibilité aux infections ;
- ralentir certains processus de réparation.
5- Sur le métabolisme, le stress chronique favorise :
- la prise de poids abdominale ;
- la perturbation de la glycémie ;
- l’augmentation du risque de diabète de type 2.
6- Sur le système digestif on observe fréquemment :
- des douleurs abdominales ;
- des reflux gastriques ;
- un syndrome du côlon irritable ;
- des troubles digestifs fonctionnels.
7- Physiquement, le maintien d’une tension musculaire prolongée peut provoquer :
- des douleurs cervicales ;
- des douleurs lombaires ;
- des céphalées de tension ;
- une sensation de crispation permanente.
V- Conclusion.
Si le stress aigu est un mécanisme normal et indispensable, le problème apparaît lorsque l’organisme reste durablement en mode « alerte ».
Le stress cesse alors d’être un outil d’adaptation et devient un facteur de risque pour la santé physique et mentale.
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